Rencontre avec Aurélia Campione du groupe La Cafetera Roja

Interview d’Aurélia Campione, chanteuse et guitariste de La Cafetera Roja : « Le groupe est super cosmopolite ».

Entre deux dates dans l’ouest de la France, j’ai eu l’occasion de m’entretenir avec Aurélia Campione, chanteuse et guitariste du groupe La Cafetera Roja. L’occasion d’une discussion et de quelques questions à une artiste bien ancrée dans son époque, et qui vit sa passion, à fond.

 

Crédit photo : Gerard Ortigosa-Liaz

Pour ceux qui ne connaissent pas La Cafetera Roja, pouvez-vous nous parler de votre musique, qu’on classe entre fusion, hip-hop et musique latine ?
C’est très compliqué de classer notre musique. Nous, on parle, entre guillemets, de fusion et de trip-hop, qui définissent justement un peu notre style « inclassable ». Car notre musique est pleine de références très différentes : il y a un peu de pop, un peu de rock, du rap et des influences de musiques latines. Pour nous classer, je pense qu’il faut écouter notre musique.


Combien êtes-vous dans le groupe ? Quels sont ses membres, et, pour mieux comprendre le trip du groupe, leurs origines ?
On est six à La Cafetera Roja : quelques Français, un Espagnol, un Autrichien… Il est vrai que le groupe est super cosmopolite. On s’est rencontrés à Barcelone, on n'a donc pas choisi les diverses nationalités, évidemment. Mais ça fait la richesse de notre style musical.

 

Vous êtes donc "pro européens", si on comprend bien ?
Un peu, oui. On aimerait bien être « mondial », mais il nous faudrait un septième membre… qu’on n’a pas encore.

 

Si je vous cite Gotan Project, Bajofondo (électro tango), Calle 13 (reggaeton, rap, hip hop) ou No te va gustar (rock), ce sont des groupes qui vous parlent ?
Bien sûr, oui ! Calle 13, on connaît bien. C’est vrai que, parfois, La Cafetera peut s’approcher du groupe de Puerto Rico. Après, Calle 13 a vraiment cette dimension d’Amérique du Sud, que nous n’avons pas. Mais oui, ce sont des groupes qui nous parlent. Nous avons aussi des influences encore plus larges.

 

Justement, vu que votre genre musical est quand même très pluriel, quelles sont ces influences ?
En fait, chacun de nous vient d’un univers différent. C’est vrai que notre côté « latin », on l’a de par Fiti (Rodriguez), qui est le bassiste, et qui jouait de la salsa, avant. Il est Barcelonais et apporte ce côté « latin » dans notre musique.
Ensuite, on a un violoncelle : ça apporte le côté « musique classique ». Moi, je viens plutôt d’un univers pop-rock, avec une influence indie music, comme Cocorosie ou Björk. Le rappeur, lui, vient plutôt du hip-hop, avec des influences comme Cypress Hill…

 

Votre dernier album est sorti le 31 mars. Son nom : Refugi Tape. Il y a quoi, dedans, comme sons ?
Refugi Tape, c’est un voyage, en fait. L’album est construit comme un voyage international. On a beaucoup voyagé cette année et cela a été une véritable source d'inspiration! D’ailleurs, il y a une chanteuse griotte, de Mauritanie, qui fait un featuring sur une chanson de l’album. Il y a pas mal de choses : de l’allemand, du français, de l’espagnol… Et Refugi Tape, c’est un peu le retour dans le temps, d’où la « tape ». Refugi, en catalan, veut dire « le refuge ». Cet album, c’est la volonté d’offrir une musique pour que les gens se sentent bien, chez eux, avec nous, et se sentent bien en l’écoutant.

 

Quels sont vos projets maintenant ?
A la suite de l’album, on a construit un nouveau spectacle autour de ce voyage. On a également créé de nouvelles chansons qui feront peut-être notre prochain projet : un possible album live, à venir.

 

Enfin, une dernière question, car c’est toujours intéressant de connaître ce genre de choses : il y a quoi dans votre autoradio, quand vous êtes en tournée ?
C’est une très bonne question. Quand on arrive à écouter quelque chose, déjà, car notre véhicule n'a pas un super son. A 130km/h sur l’autoroute, on n’entend pas beaucoup la musique à vrai dire.
On écoute souvent les groupes avec qui on partage les plateaux, et là, le dernier album en date était le disque d’une amie. Elle s’appelle Tal Ben Ari : c’est une chanteuse israélienne. A découvrir.

 

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