Movember : le mois de la moustache contre deux cancers masculins

Girls and boys, c'est l'heure d'afficher votre plus moustache. Amusez-vous à vous prendre en photo avec une (vraie ou fausse) moustache. A la fin du mois, La Ligue contre le cancer réalisera une mosaïque de portraits diffusée ensuite dans la presse et sur le web. Objectif : parler  des cancers de la prostate et du testicule encore trop souvent tabous.

L'affaire de tous

Le cancer du sein ou celui de l'utérus n'est pas qu'une histoire de femme. C'est aussi l'affaire du couple, de la famille. Tout comme les cancers de la prostate ou du testicule ne sont pas qu'une affaire d'homme. La maladie n'a pas de sexe. Le cancer est l'affaire de tous.

Or, cette "longue maladie", comme on peut (hélas) encore l'entendre, reste trop souvent tabou. Pourtant, pour réussir son combat pour la vie, chaque homme ou femme a besoin d'en parler. Et son entourage aussi! En parler, c'est tout l'idée de l'opération "Movember", lancée pour la première fois en 2004 en Australie.

Portraits moustachus

Et pour que "Movember" fasse tout le bruit qu'il mérite, c'est très simple. Homme, femme,  prenez-vous en photo avec une moustache. Une vraie ... ou une fausse. Accessoire de fête, morceaux de laine, paille, des cheveux, peu importe : soyez imaginatifs(ves) et amusez-vous! Ensuite, envoyez tout simplement votre cliché à cd85@ligue-cancer.net avant le 30 novembre. Une mosaïque sera ensuite réalisée puis diffusée dans la presse et sur internet pour sensibiliser le public aux cancers masculins. "Movember", c'est du concentré de bonheur et de vie. Un, vous passez un bon moment avec des êtres que vous aimez. Deux, cet instant aura également le mérite de déclencher la discussion sur ces deux cancers. L'occasion pour vous, Messieurs, d'en apprendre plus et pourquoi de vous faire dépister ou d'inciter un proche à le faire.

Quelques chiffres

  • Le cancer de la prostate. C'est le cancer le plus fréquent chez l'homme. En 2012, on estime le nombre de nouveaux cas à 56 841. L'âge moyen du diagnostic est 70 ans. Ce cancer évolue lentement et reste longtemps localisé. Il est donc possible de le détecter tôt et déviter les métastases. Deux examens permettent de suspecter un cancer de la prostate : le toucher rectal et une augmentation des PSA dans le sang. Deux biopties confirment ensuite le diagnostic. A ce jour, hélas, aucune agence de santé n'a émis de recommandation favorable à un dépistage systématique.

  • Le cancer du testicule. Moins fréquent que le cancer de la prostate, on estime le nombre de nouveaux cas à 2317 en 2012. 85% d'entre eux ont entre 15 et 49 ans. La plupart des cancers du testicule se développent à partir de cellules germinales qui fabriquent les spermatozoïdes. On parle de tumeurs germinales. Les facteurs de risques identifiés sont l'ectopie testiculaire (absence de descente des testicules dans les bourses) et l'atrophie testiculaire (testicule de très petite taille à la suite d'un traumatisme ou des oreillons). La découverte du cancer est souvent faite par le patient lui-même qui remarque une masse dure dans un testicule. Mais une masse du testicule n'est pas forcément synonyme de cancer.

Alors parlez-en à votre médecin!

Plus d'infos sur www.e-cancer.fr et www.ligue-cancer.net .  Pour contacter la ligue contre le cancer en Vendée : Bâtiment Direction générale (en bas du CHD, à côté de la maternité), La Roche-sur-Yon. Tél. 02 51 44 63 28 ou cd85@ligue-cancer.net.

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