Ma première fois au Vendéspace, c’était avec James Blunt !

James Blunt en Vendée, c’est assez rare pour être mentionné. Lundi 31 mars, le Vendéspace accueillait le chanteur anglais, et je n’ai pas été déçue !

Je ne suis pas une fan inconditionnelle de James Blunt, mais certaines de ses chansons me touchent particulièrement. Son histoire, son romantisme et sa mélancolie doivent me rappeler des émotions lycéennes, lorsque je lisais certains poètes du 19e.

« Goodbye my lover » contient des phrases qui me transpercent. Et si le refrain me paraît plutôt banal, voire rébarbatif, les couplets sont juste magnifiques.

Bref, force est de constater que la musique de James Blunt est plutôt du genre qu’on apprécie seule. Donc, un concert, cela pose question : va-t-on tous être en communion avec nous-mêmes ? Y aura-t-il un peu d’ambiance ? Qui pleurera en premier ?

La soirée commence par une première partie de Gavin James. Peu connu, l’écossais se trouve seul à la guitare devant un public qui n’est pas venu pour lui. Mais le Monsieur en tire son parti et joue sur l’humour. Le public se prend au jeu et applaudit à tout rompre un auteur compositeur interprète vraiment à la hauteur : il a une vraie voix, une vraie émotion et s’accompagne parfaitement avec sa guitare acoustique. Cela ne m’étonnerait pas qu’il perce vraiment dans les années à venir et je ne m’étonne plus du choix de 1re partie de James Blunt.

 

Ca envoie

Vient ensuite celui que tout le monde attend : James Blunt et son groupe. Dès la 1re chanson, je comprends que le concert ne sera pas celui que j’imaginais. L’anglais fait tomber son siège dès les premières mesures et donc joue du piano debout, s’adresse à son public. Scéniquement, un soin tout particulier a été porté aux jeux de lumières. Le concert se déroule sur un fond vidéo travaillé et les écrans sur les côtés jouent entre l’illustration vidéo, les images du chanteur et de ses musiciens. De la couleur, un son impeccable, ça bouge, ça remue, en fait : ça envoie ! James Blunt nous parle même français.

Habituée des concerts, j’ai trouvé tout de même un peu bizarre l’effet d’espace dans la salle. Je voyais pour la 1re fois le Vendéspace en configuration « concert » : tout le placement est assis et les blocs de rangées sont très espacés. On voit très bien la scène. Du coup, un sentiment de proximité et d’espacement un peu désorientant. Quelques chansons plus tard, les fans de James Blunt sont d’ailleurs allées se mettre directement au pied de la scène et ont instinctivement créé une fosse. C’était génial de voir des filles (et des hommes !) traverser ces larges travées en courant pour se mettre au pied du chanteur ! Ca donnait une sensation de fraîcheur et de simplicité très agréable. Côté son, franchement, je suis restée scotchée. Je savais que le « paquet » avait été mis sur l’acoustique : ce n’est pas du baratin ! Le son était d’une précision et d’une qualité plus que remarquable. A confirmer lors qu’un prochain concert.

James Blunt a donc bouclé son concert au terme d’un peu plus d’une heure trente de show, alternant ballades et chansons rythmées, sous des sunlights de toutes les couleurs et des vidéos parfois incompréhensibles, parfois géniales (mention spéciale à « Postcards », merveilleusement travaillée), confirmant la nouvelle tendance de donner des shows multi-facettes. Et si le public était déjà conquis d’avance, il a été totalement séduit, moi y compris.

Pour ceux qui ne le savent pas donc, James Blunt, ce n’est pas que la chanson gnian-gnian de « l’amour est dans le pré », c’est aussi un anglais très drôle à suivre sur Twitter https://twitter.com/JamesBlunt, des textes poignants et désormais un concert qui vaut le détour.

Veuillez vous connecter pour faire des commentaires