Les étudiantes yonnaises délaissent les bars

Soirées entre filles ou sorties cinéma. Le soir, si les étudiantes yonnaises aiment sortir, elles préfèrent rester entre elles plutôt que fréquenter les bars. Plus facile, et surtout moins cher.

 22 h 30. Bar des Artistes, place de la Résistance. Musique d’ambiance. Adeline, Justine, Audrey et Elise sont assises autour d’une table. Chacune un verre. Ça discute, ça rigole. Les quatre copines en troisième année de Lettres modernes à l’Ices sortent au moins une fois par semaine. 

"Nous allons au Donégal, au Connemara ou au bar des artistes, indique Adeline. Nous allions aux tonus en première année. Maintenant, nous sommes plus bars ou restos."

Pas adeptes des tonus, les étudiantes passent beaucoup de soirées chez elles. «Financièrement, c’est plus avantageux d’aller dans un appartement », signale Justine. "La Rhumerie, c’est génial, souligne Audrey. Mais c’est plus cher.» Et quand elles ne sont pas de sortie ? " Je me pose devant la télé, je me repose et je travaille un peu aussi ", ajoute Elise.  

 

La bouteille au supermarché

 

Les bars ont perdu de leur superbe. Les jeunes sont aujourd'hui plus enclins aux soirées à domicile. Pour organiser leurs sorties, les éudiants de l'IUT Génie Biologique possèdent leur groupe Facebook. Et les soirées dans les bars sont rares. "Je suis allée une fois au BCBG",  se souvient Marie, en première année de Génie Biologique. C'est petit et nous étions beaucoup."

Maryne, Pauline et Louise sont en première année d’Information-Communication. Elles sont adeptes des soirées à domicile.  "Les bars ferment tôt, précise Maryne.  Je viens de Niort et je pensais avoir de bonnes surprises en venant ici." Pauline, elle, a fait une année de fac à Rennes. Il n’y a pas photo. "La ville propose des activités pour les jeunes. Ici, il n'y a pas beaucoup de bars et les boîtes ne sont pas terribles." "S'il y avait un bar, on irait au moins une fois par semaine", s’exclame Louise. Avec leur groupe d’amies, elles se retrouvent donc chaque semaine chez les unes ou les autres. Comparé au prix des consommations dans les bars, acheter une bouteille au supermarché devient très vite rentable.

 

Pas de bus, pas de sortie

 

Pourtant, quelques-unes trouvent leur bonheur. En deuxième année de LEA-Droit, Salomé sort régulièrement le jeudi soir :  "C'est soit Le Connemara, Le Texas ou Le Castel. Le Texas, c'est le moins bien. Au Castel, il y a des soirées organisées par la fac. J'y vais une fois sur trois. Le Bar des Artistes, mon frère m'en a dit du bien. Je pense que nous irons bientôt avec des copines." 

Pour Charlotte, en première année de LEA-droit, le problème se résume aux transports: "Il y avait de bons concerts avec le Festival Météores. Mais la ville devrait mettre en place des bus de nuit. J’adore aller au Café polyglotte. Vu que j’habite après La Simbrandière, la route est longue pour rentrer chez moi. Du coup, j’y vais de moins en moins. "

Améliorer la vie étudiante. Peut-être un sujet à méditer pour les candidats aux municipales de La Roche-sur-Yon. Pour garder une ville attractive et faire vivre le monde de la nuit.

 

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