Le twirling bâton, un sport de filles ?

Ce samedi 31 mai et dimanche 1er juin se déroulent la final des championnats de France N1 de twirling bâton au Vendespace. L'occasion de se tourner vers un sport en passe d'être reconnu aux Jeux Olympiques . Rencontre avec Catherine Praud,  présidente de l'association La­Roche­sur­Yon twirling . 

Selon vous, est­-ce que le twirling bâton est un sport populaire en Vendée ?

À vrai dire pas vraiment ! Mais les choses bougent auprès du grand public via de gros championnats,  des événements tels que ce qui se passe ce week-end au Vendespace. 

Y a t­il un bon niveau en Vendée ?

Oui. Des équipes comme celles des Herbiers ou Challans ont un très bon vivier de talents. On a également au sein du club un seul garçon mais qui est le champion de France en titre. Le problème, parfois, c'est que beaucoup d'anciens twirleurs s'éloignent de ce sport. Lorsqu'ils reviennent, une remise à niveau est nécessaire.

Quel regard portez-­vous sur l'organisation de la finale des championnats de France au Vendéespace ?

C'est que du positif.  Cet événement permet de faire connaître davantage notre sport auprès du public.

Le twirling bâton, un « sport de fille » ?

On peut affirmer que c'est un sport plutôt féminin. Cependant, on retrouve quelques garçons, et de plus en plus. Le profil reste le même hormis que la présentation, pour les hommes, est un peu plus viril. On les juge plus sur la force.

L'amalgame avec les majorettes se fait-­il encore ?

Il ne faut surtout pas donner cet image ! Les majorettes défilent, le twirling est beaucoup plus sportif. Il y a des championnats individuels et par équipe, contrairement aux majorettes. Le twirling rassemble d'ailleurs plusieurs sports : bâton, danse et gymnastique.

Selon vous, quel est le profil d'un bon twirleur ?

Beaucoup de souplesse, d'habileté, de grâce. Il faut aimer la danse et également être endurant. Une bonne préparation physique devient donc primordiale. Un bon maniement du bâton reste la base.

Une expérience gymnique contribue t­-elle à atteindre un bon niveau dans ce sport ?

Bien sûr, c'est un grand plus ! D'ailleurs, on n'hésite pas à "enrôler" des personnes issues de la gymnastique. La souplesse étant déjà acquise, il ne reste plus que le maniement du bâton à travailler. Ce maniement s'apprend assez vite.

Comment intègre t-­on ce sport ?

Généralement, on accorde une séance d'essai à ceux qui veulent pratiquer ce sport. Après, il s'agit souvent d'un coup de foudre chez les jeunes filles. Une activité sportive mêlant danse et gymnastique, c'est ce qui plaît ! Cependant, on remet les pieds sur terre en prévenant les parents que ce sport nécessite une certaine discipline. Il y a beaucoup de règles à respecter. C'est pour cela que l'on ne fait pas concourir nos élèves lors de leur première année.

 

Finale du Championnat de France N1 de Twirling bâton, Vendespace. Licenciés : 4,50 € le samedi, 6 € le dimanche. Normal : 9 € samedi, 12 € dimanche. Placement libre.

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