Le conseil municipal des jeunes "buzz" avec les ruches

Préserver les abeilles, une nécessité : c'est le message que les élus du CMJ ont tenu à délivrer récemment aux Yonnais. Cette démarche conclut une série d'actions menées aux côtés des professionnels de l'apiculture.

Un samedi de juin, place Napoléon. "On sait que les abeilles sont en voie de disparition. Elles sont pourtant essentielles pour la polliénisation." Thomas, membre du Conseil municipal des jeunes maîtrise bien son sujet. "Les préserver est important pour le maintien de la biodiversité",  ajoute-t-il.

Si Thomas et ses camarades du CMJ tentent de sensibiliser le public à cette problématique, c'est d'abord parce que c'est une promesse de campagne : le thème figurait en effet sur le programme des jeunes candidats. C'est aussi, qu'âgés "seulement" de 10 à 13 ans, ils revendiquent une conscience écologique certaine. "En s'intéressant au sujet, on s'est rendu compte que si les abeilles disparaissaient, 80 % des espèces suivraient ensuite."

Car l'abeille est le principal insecte pollinisateur. La pollinisation permet la reproduction des plantes, notamment celles à fruits. Des plantes à la base de la chaîne alimentaire de l'écosystème planétaire.

 

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Michel Louviot, apiculteur, explique aux jeunes du CMJ les différents types de miel qu'ils auront à faire déguster aux passants.

Une ruche dans mon jardin

L'action, baptisée "La Ruche-sur-Yon"  ne s'est pas limitée en une simple dégustation de miel sur la voie publique. Entourés d'animateurs et de professionnels de l'apiculture, les jeunes élus ont contribué à la fabrication de maisons à insectes et à l'implantation de ruches sur le domaine public (quartier des Forges, cimetière de la Peronnière, terrain d'aventure). Les parents ont également été mis à contribution. Deux mamans ont accueilli une ruche dans leur jardin. L'une d'elle témoigne :  "J'avais dans l'idée de me former à l'apiculture depuis un moment. Lorsque le CMJ a présenté le projet, j'ai proposé mon jardin pour l'implantation d'une ruche." Pour cela elle a reçu l'aide et les conseils d'Amir Benlahcene, animateur "environnement, propreté et sécurité" et Pascal Becaud, apiculteur expérimenté et référent pour la Ville.

 

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Preuve que la transmission entre générations peut se faire dans les deux sens !

Il faut savoir que, même en ville, chacun peut avoir une ruche dans son jardin. Quelques conditions toutefois à respecter. Déclarer sa ruche à la Préfecture, suivre une formation en adhérent à une association d'apiculture, avoir un jardin entouré de murs de deux mètres de haut au moins, ou un espace de dégagement de 10 m autour de la ruche. Et se renseigner auprès du voisinage des éventuelles allergies aux piqûres.

Ensuite, la récolte se fait une à deux fois par an. Et une ruche peut tout à fait rester en autonomie durant 15 jours à 3 semaines, lorsque la famille est en vacances. 

La ville au secours des campagnes

Ce type d'actions se multiplient dans de nombreuses villes de France et du monde. "Avec l'utilisation des produits chimiques dans l'agriculture, les campagnes sont presque devenues plus malsaines pour les abeilles que les villes,  expliquent Pascal Becaud.  Aujourd'hui, il faut savoir qu'on fabrique plus de miel en ville qu'en milieu rural. "   Et de nous rappeler que l'abeille est une espèce protégée et qu'il ne faut pas détruire un essaim sauvage lorsqu'on en trouve un. "Pour qui se trouve dans l'agglo yonnaise, il suffit tout simplement de m'appeler en cas de découverte." Pascal ou un apiculteur expérimenté viendra tout simplement retirer la reine de la ruche, et toutes les autres abeilles suivront. L'essaim sera ensuite intégré à une nouvelle ruche.

L'abeille est également menacée par d'autre dangers, naturels ceux-ci. Des maladies, mais surtout par le frelon asiatique. Reconnu espèce nuisible depuis 2012, le frelon décime les ruches sans vergogne. La lutte s'organise dependant et les asssociations multiplient les conseils pour les capturer (voir lien vers Entraide Apicole Vendée ci-dessous).

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Atelier fabrication d'une maison à insecte

Quelques chiffres :

- 260 adhérents à l'Entraide Apicole de Vendée 

- 20 kg de miel récolté par exploitation en France

- 9 000 t par an sur l'ensemble des exploitations en 2016  (35 000 t en 1980 !)

Pour joindre Pascal Becaud en cas de découverte d'essaim ou installer une ruche dans son jardin : 06 50 07 40 14.

Infos et conseils sur les abeilles :

Entraide Apicole Vendée

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