Kokkino, la couture des hommes libérés !

 

C’est écrit dans la signature de sa marque : Vincent Drouaud libère les hommes ! Oui mais de quoi? De la mode pardi ! Des tendances qui dictent ce qu’il est bon de porter aujourd’hui et demain ! Ame d’artiste et indépendant jusqu’au bout du kilt - un habit qu’il porte souvent - Vincent Drouaud a posé ses valises à la Roche-sur-Yon, il y a un an. C’est ici qu’il a choisi d’installer L'atelier Kokkino , une boutique de vêtements pour hommes qui propose des pièces uniques, en série limitée ou sur mesure. Rencontre !

Un métier à part entière

Entrepreneur, créateur de vêtements… Vincent Drouaud réinvente sa vie professionnelle avec une liberté déconcertante. Une liberté qu’il insuffle aujourd’hui dans sa marque – Kokkino - créée il y a trois ans.

"  La couture a toujours été un hobby pour moi. Ma mère cousait. Elle rêvait de devenir couturière. La vie en a décidé autrement, mais je me souviens avoir confectionné quelques pièces avec elle lorsque j’étais enfant… Pourtant je ne me suis pas lancé tout de suite. J’ai travaillé pendant 17 ans dans de grands groupes multinationaux. Puis en 2005, j’ai créé à Paris un réseau de coach à domicile qui existe toujours aujourd’hui et que je gère encore à distance. En parallèle, je cousais chez moi et vendait mes produits sur des sites dédiés à la création " fait mains"» comme A Little Market ou Etsy ."

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Vincent Drouaud au milieu, lors d'un défilé  du Salon Les Essentielles.

Fort de ce premier succès professionnel, ce Nantais d’origine ressent alors le besoin de revenir en province. " Nantes reste une grande ville avec les inconvénients qui vont avec, reconnait- il. Je voulais quitter Paris pour une ville à taille humaine, proche de la mer… " Ce sera  La Roche-sur-Yon ! Cela fait tout juste un an que Vincent se consacre à sa passion, devenu un métier à part entière. Il achète sa boutique dans la Galerie Medicis, au 36 rue Sadi-Carnot , dans le quartier des Halles. 

"J’aime cette ville ! J’essaie de m’impliquer dans la vie locale, en créant des événements autour de la création. J’ai notamment organisé le Noël des Créateurs, Galerie Médicis, à côté du traditionnel marché de Noël de la place Napoléon, réservé aux métiers de bouche". C’est ainsi qu’il rencontre celle qui va devenir son binôme professionnel. Patricia, la Yonnaise, brodait aussi sur A Little Market , en marge de son métier d’origine. Depuis Janvier 2016, ils travaillent ensemble au développement de la marque Kokkino.

Pourquoi Kokkino ? Kokkino signifie « rouge » en grec. " Patricia et moi partageons un intérêt pour la couleur rouge ", explique l’entrepreneur. " La boutique est rouge, il y a souvent du rouge dans nos vêtements, c’est un peu notre signature. De plus, la terminaison en « O » évoque le masculin, c’est un nom qui interpelle",   conclut ’il.

Tandis que Vincent s’exprime sur les chemises, les pantalons, les gilets,  Patricia développe quant à elle les nœuds papillons, les T-shirts, les caleçons. Kokkino a d’ailleurs mis au point un caleçon à la  composition unique : Le Kokkigami ! Le truc en plus ? Un système d’ouverture « origami » en forme de triangle, carré, losange, hexagone… obtenu par pliages. Un autre « hit » de la collection : Le Caleçon « fruits ». C’est un tissu qui plait beaucoup aux femmes notamment. Elles se sont achetées des caleçons qu’elles utilisent comme pyjama !

Se distinguer avant tout

"On trouve chez Kokkino, ce que l’on ne trouve pas ailleurs ", revendique le créateur. " J’ai toujours regretté que la mode homme soit si codifiée. C’est peut-être aussi pour cela que nous choisissons de ne pas donner de ligne directrice à nos collections. Une fois par semaine, j’ouvre mon armoire magique pleine de tissus. Je me demande ce que j’ai envie de faire aujourd’hui … j’ai l’impression d’être un peintre devant sa palette. J’ai beaucoup de chance de faire ce qui me plait".

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Quelques modèles Kokkino

Même si l’essentiel des ventes se fait sur internet ou sur des salons de créateurs, l’atelier/ boutique n’est pas qu’une vitrine. Les Yonnais poussent la porte de Kokkino ! De plus en plus. « On vend à une clientèle locale des choses qu’on n’auraient jamais imaginé, s’amuse Patricia. On a réussi à vendre un kilt ! L’autre jour, j’ai vendu une chemine à un client.  Quand il a vu une chute du même tissu dans l’armoire, un damier noir et blanc avec du jaune, il voulait que je lui garantisse que personne n’aurait exactement la même que lui ! "

De facto, une chemine Kokkino  est coupée de façon unique. C’est de la pure fabrication artisanale, du fait main… Les vêtements sont produits à la pièce, des petites séries sur patron. L’atelier travaille aussi le sur-mesure. 

Quand on leur demande leurs objectifs à long termes, Vincent et Patricia répondent à l’unisson : " Continuer à être  indépendants, faire ce qu’on aime, suffisamment bien pour en vivre. Il y’a tellement de gens qui ne font pas ce qu’ils aiment,  qui ne savent pas ce qu’ils pourraient aimer faire, parce qu’ils sont déformés par la société…  trouver sa voie, n’a pas de prix !"

L’atelier Kokkino : 36, rue Sadi-Carnot 85000 La Roche-sur-Yon. Prix indicatifs  : Chemise/chemisette en prêt à porter : 99 euros // Chemise sur mesure : 149 euros Retrouvez également Vincent et Patricia sur le marché de Noël des artisans, les 10, 11, 12 décembre, Galerie Médicis .

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