"Je suis timide, je ne le suis plus !" Entretien avec Emmmanuel Lesaint

Emmanuel Lesaint : un nom d'artiste à connaître. Au printemps 2015, le chanteur sort son premier album. C'est l'aboutissement d'un travail collectif et vendéen. Rencontre avec un homme d'un naturel timide qui nous accueille chez lui.

 

Créer un album ? Une chose inimaginable par le passé ?

À vrai dire, je suis d'un naturel timide. Mais là ça va mieux. Avant, je composais de la musique pour moi. Puis finalement, un ami m'a poussé à me produire lors d'un tremplin à Olonne-sur-Mer. Je l'ai gagné. Après, tout s'est enchaîné. Au bout de cinq ans, j'ai fait une pause car je suis devenu papa. Mais ensuite, je me suis dit que je pourrais réaliser un album au moins une fois dans ma vie. Donc, début 2013, j'ai décidé de rassembler mes chansons et de créer un album.

 

Seize personnes ont travaillé sur ce projet. Pourquoi un tel nombre et comment s'est effectué le choix des personnes ?

À la base, je n'avais pas prévu autant de monde. Avant, je m'occupais tout seul de ma communication, par exemple. Mais je ne suis pas un expert. Alors, j'ai cherché à travailler avec de vrais professionnels et des personnes de confiance. Je n'ai donc pas compté pour être sûr. J'ai fait appel à des gens qui ont quelque chose en eux de plaisant, avec qui je suis en accord. J'ai également cherché à mettre en avant le côté vendéen créatif.

 

Le single le plus mis en avant est Je t'aime, je t'aime plus . Pourquoi ce choix ?

Bonne question. Ça s'est fait naturellement. C'est la chanson dont les gens parlaient le plus. J'ai donc fait un choix en fonction de ce que je sais du public. En même temps, c'est une chanson assez entraînante. J'y joue beaucoup sur les mots. C'est mon style. De plus, elle exprime une histoire d'amour : un domaine universel.

 

 

Pourquoi avoir réalisé votre clip aux Sables d'Olonnes ?

Le clip s'est tourné plus précisément à Olonne-sur-Mer. J'ai recherché un lieu représentatif de la Vendée. Un lieu aussi où je me sens bien. Je m'y promène régulièrement. Il n'y a pas beaucoup de monde. C'est un bon endroit pour se ressourcer. Quand on arrive, on rentre dans la forêt. Ensuite, on fait face aux dunes et c'est tout sec. C'est qu'après qu'on arrive à la plage. Un itinéraire assez original.

 

Selon-vous y a t-il une spécificité dans la scène vendéenne ?

Ici, les contacts sont plus faciles qu'ailleurs. Il y a une vraie dynamique pour faire les concerts. C'est via des tremplins que j'ai pu avoir l'ambition de créer un album. Le festival du Poupet apporte un super rayonnement à la région. D'autres événements comme Chant'appart montre une vraie implication musicale. Avec le public, il n'y a pas de barrière. On peut être très près du spectateur.

 

À quelle échelle de diffusion cherchez-vous à vendre cet album ?

L'objectif est de vendre cet album au niveau national. Lors du prochain trimestre, je chercherais à faire connaître ma musique auprès de différentes radios, labels ou maisons de disques. Suite à ma diffusion au France Bleu National, plusieurs antennes de Radio France ont souhaité écouter d'autres sons que j'ai réalisé. Je veux qu'un maximum de personnes prenne du plaisir à écouter mes chansons.

 

Utilisez-vous beaucoup internet pour vous faire connaître ?

C'est un moyen inévitable pour un artiste, aujourd'hui. La diffusion est plus facile via cet outil. J'ai mon site internet, je me sers de la plateforme Youtube. Je diffuse également des contenus spécifiques. Je tente de créer une communauté.

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