J'ai testé pour vous... ma première Bicentenaire

Dimanche dernier avait lieu la désormais célèbre et populaire course de la Bicentenaire à La Roche-sur-Yon.

Il y a 2 ans, j'avais eu l'occasion d'être bénévole sur l'événement, et je dois bien avouer que je regardais d'un œil perplexe les milliers de coureurs passer sous mes yeux. Pour moi, tout cela cela n'était que "torture", une chose était claire : je ne ferai jamais partie de l'équipe "du second souffle".

Mais les choses changent, et en début d'année, l'idée de chausser les baskets a commencé à germer. Ça ne coûte pas cher, on y va à l'heure qu'on veut, ça défoule et ça a le mérite de compenser un peu les excès du week-end. A fond la forme, je file acquérir une paire de baskets et une bonne brassière qui maintient bien tout en place (hyper important ça, les filles!).

 

La préparation

En janvier, j'ai commencé à aller courir seule. Première session très très très doucement, mais je tiens 40 minutes. Encourageant ! Au début, ça pique et je dirais même ça pique sévère. J'y vais 2 à 3 fois par semaine, je commence à y prendre goût, à préparer avec envie des playlists qui me donnent la pêche. La course à pied me permet de réfléchir sur mon travail, ma vie personnelle... Je finis par ne plus penser à quel point mon corps me fait souffrir, j'y trouve même du PLAISIR. Je cours désormais facilement plus d'1h, mais je ne sais pas sur quelle distance. J'installe alors l'application Runtastic sur mon Android, et là je me rends compte que la fameuse course pour les extraterrestres du second souffle, elle est à ma portée !

En février, c'est décidé : cette course, je la ferai, et surtout je la terminerai, peu importe mon temps.

 

Avant la course

En mars, je m'inscris. Simple, rapide, gratuit. Maintenant, on ne recule plus! Au passage, je motive quelques amis à se joindre à l'aventure. Et là, quand on est néophyte comme moi, on se pose des tas de questions, auxquelles le site de la Ville ne vous répond pas :

-Je m'habille comment ? //Evidemment aux couleurs de La Roche & Elles//

-Où je mets ma clé de voiture pendant la course ? //L'organisation a prévu des vestiaires//

-Le dossard, c'est devant ou derrière ? //Devant//

On est samedi minuit, et je me rends compte que je n'ai pas d'épingles à nourrice. Oui, je stresse un peu

On est le 6 avril, il est 11h00 : c'est ton jour ma Grande!

 

La course

Au début, tout va bien. Je m'élance dans la foule, ça bouchonne un peu : la Bicentenaire est victime de son succès, les gens discutent, l'ambiance est sympa. Moi je suis déjà dans ma bulle, musique à fond, concentrée sur mon effort.

Très vite, le gros du peloton se détache de moi, il va falloir gérer sur 8,7kms. Vient le temps du premier ravitaillement, je chope le gobelet au passage, mais personne ne m'a dit qu'il fallait ralentir, du coup ça s'apparente plus à une douche.

Il y beaucoup de supporters tout au long de la course, et comme mon prénom est sur le dossard, j'entends des « Aller Marie! » à travers les écouteurs, enthousiasmant. Le parcours est bien balisé, la météo est idéale, il y a quelques jolis passages, deux belles montées que j'ai haïes. Je vois enfin le parking des Oudairies et la ligne d'arrivée se dessiner sous mes yeux. Pas de doute, on a déjà remis leurs médailles à Tarik Bouzid et Maïté Billaud, les grands gagnants de cette 11ème édition. D'accord j'arrive après la bataille, mais j'y suis arrivée !

Peu importe le niveau et les raisons pour lesquelles vous courez, je vous dis : à l'année prochaine... 

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