Frédérique Barteau vous mène en auto

A 45 ans, Frédérique Barteau est à la tête d'une concession de voitures italiennes à Mouilleron-le-Captif. Active et curieuse, cette quadragénaire vendéenne a plus d’une corde à son arc.

 

« Si j’étais une voiture, je crois que je serais la Giulietta. Blanche de préférence ». Frédérique Barteau est une femme à part entière mais cultive la ressemblance avec la voiture italienne. Elégante, charismatique, cette concessionnaire automobile Alfa Roméo établie à La Roche-sur-Yon aurait pourtant pu prendre une toute autre voie.

« J’ai un parcours atypique », explique d’emblée Frédérique Barteau. A 45 ans, elle donne le sentiment d’avoir vécu déjà plusieurs vies. Après une maîtrise de Sciences économiques à Poitiers, elle décide de poursuivre avec un DEA (Diplôme d'études approfondies) en macro économétrie.

A l’issue de cette formation, cette Challandaise pure souche aurait pu intégrer un centre de recherche.  Mais le destin en a décidé autrement. Un mariage et une petite fille plus tard, Frédérique Barteau revient à Nantes pour travailler en tant que formatrice dans une école de commerce : « C’est à cette époque que j’ai connu le web. J’ai décidé de quitter la formation et de rejoindre une agence de publicité pour développer des supports pédagogiques sur CD-Rom », explique la quadragénaire. Curieuse, elle décide de s’engager dans une autre aventure avec un ami investisseur. Malheureusement, l’entreprise ne passe pas le cap des trois ans.

Une femme au volant

Son nom la rattrape. Barteau résonne déjà depuis longtemps dans le milieu de l’automobile. Son père, la sollicite pour réaliser un audit dans son entreprise à Rezé qui n’est autre qu’une concession de voitures italiennes : « Bien sûr j’ai baigné dans les voitures. Les Maserati, Ferrari… défilaient souvent à la concession. J’étais intéressée mais je m’étais promis de ne pas travailler avec mon père », martèle la brune Frédérique Barteau. Oui, mais la jeune femme change d’avis après cet audit qu’elle vit comme une « révélation ».

En 2003, son père lui propose de venir le rejoindre. Hésitante, elle finit par accepter. « Mon père avait deux sites, l’un à Rezé près de Nantes, l’autre à La Roche. Je voulais garder le site de La Roche car l’effectif était moins conséquent », explique t-elle. Après avoir soumis sa candidature, elle reprend la firme yonnaise en août 2005. Volontaire, elle y croit encore malgré le passage de la crise en 2008 : « Au début c’était dur, mais  la marque a su rebondir. »

Sa force ? Frédérique Barteau la puise dans sa féminité comme elle l’explique : « Je joue du fait d’être une femme. On féminise beaucoup le métier ». Mais sa profession lui laisse peu de répit. Du lundi au samedi soir, elle consacre l’essentiel de son énergie à sa concession. Mais pas que. Frédérique Barteau est une de ces femmes qui comptent désormais sur les réseaux sociaux : « Depuis 2006, j’écris sur un blog où je publie des articles, des photos. Je suis une fan des réseaux physiques et aussi virtuels : Facebook, Twitter, Viadeo, aujourd’hui on a besoin de ces outils ».

Malgré cette vie bien remplie, Frédérique Barteau trouve le temps de se balader non loin des Haras de la Vendée, de lire et de cultiver sa passion pour les chaussures. Italiennes bien sûr.

 

supjournalisme.jpgUn article écrit en partenariat avec  

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