En solitaire…un Vendée Globe pas comme les autres

En solitaire, le nouveau film de Christophe Offenstein, est sorti hier dans les salles obscures. En tête d’affiche, François Cluzet dans le rôle du navigateur Yann Kermadec. Qu’en ont pensé les vendéens ? Petit tour d’horizon en fin de séance.

 

21h51, la salle 1 du Cinéville de La Roche sur Yon se vide. On peut lire un sourire sur la plupart des visages. « On ressort avec des images plein la tête, c’est un très beau film, bien réalisé, prenant et émouvant ».

Ce film de Christophe Offenstein met en scène l’aventure de Yann Kermadec, skippeur sur le Vendée Globe. Comme l’indique le titre du film, c’est "en solitaire" que commence la course de François Cluzet alias Yann Kermadec. Mais les événements s’enchaînent et il se retrouve vite débordé par la situation. Bientôt Mano, jeune Mauritanien de 16 ans, monte à bord du bateau. Après la colère et l’incompréhension, le skippeur accepte l’enfant, le nourrit et le soigne. Une vraie relation nait et donne le côté émotionnel du film. « J’ai été agréablement surprise, je pensais que la course allait sembler longue, mais avec l’histoire du petit garçon, ça dynamise le film » explique Charlotte, 22 ans.

En parallèle, on suit les liens familiaux du skipper : avec sa femme (incarnée par Virginie Effira), sa fille, et son beau frère (incarné par Guillaume Canet). Des relations plus ou moins difficiles pendant la course.

 

Mais c'est surtout un voyage extraordinaire que l’on suit d’un bout à l’autre, entre vents et tempêtes.

 

« Les musiques et paysages sont magnifiques, les acteurs très bons, la recette pour un film réussi ». Les images tournées en pleine mer rendent le film très réaliste. « Il respecte les valeurs de la voile, et du Vendée Globe. On s’y croirait vraiment, parfois on a presque le mal de mer ! » 

 

L’aventure continue et l’équipage passe ensuite, de deux... à trois. Yann accueille sur son bateau Mag Embling, une skippeuse en difficulté dans la course. Encore une occasion pour le personnage de montrer sa générosité.


Pour la compétition, c’est terminé, mais Yann redouble d’efforts pour arriver au bout. C’est à deux qu’ils franchiront - ou plutôt ne franchiront pas - la ligne d’arrivée. Ils aborderont pourtant les pontons des Sables d’Olonne. La partie terrestre de la fin est d’ailleurs très écourtée. « J’ai beaucoup aimé, mais je suis un peu déçue qu’on ne voit pas plus les Sables d’Olonne » annonce Sylvie, 45 ans.

 

 

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