Christophine Lacroix chante pour Madagascar

Derrière les vitres de la boutique malgache Chez Tinassou, au coeur des Halles, nul ne doute que la gérante est aussi une chanteuse de talent. Son nom? Christophine Lacroix. Dix ans après la sortie de son album en hommage à son pays natal (Mon pays Gasikara), Christophine veut plus que jamais partager sa culture malgache avec les Yonnais. Samedi, elle participe à la soirée malgache de la Maison de quartier des Pyramides. Rencontre.

Pourquoi un album à l’hymne de Madagascar ?

Lorsque je suis arrivée à La Roche-sur-Yon en 1999, je ne pensais qu’à mon pays. Avant cet album, j’écrivais des chansons évangéliques. Je me sentais de plus en plus éloignée de mon île. Pour ne pas m’ennuyer, j'ai donc décidé d’écrire des chansons en malgache et en français pour mes proches mais aussi pour évoquer mes traditions en parlant de mon pays. Cet album, sorti en 2004, est une échappatoire (rire). C’est comme un voyage à destination de Madagascar. Il y a des morceaux en français avec des rythmes musicaux occidentaux comme le jazz, le r’n’b ou encore le reggae. On peut aussi entendre des morceaux avec des rythmes plus traditionnels notamment du salegy, du tsapiky et du sega. Tous ces mélanges permettent de montrer ma double culture.

Sur la maquette de l’album vous avez associé plusieurs photographies : des images de La Roche-sur-Yon et des paysages de Madagascar...

L'idée est d'inviter les Yonnais à aller à Madagascar. On part de la Place Napoléon puis on arrive à Madagascar. Lorsqu’on évoque Madagascar, les Français pensent directement aux lémuriens, à la brousse et à la pauvreté. Les gens s'imaginent qu’il n’y a rien là bas. Je les invite donc à y aller pour constater eux-mêmes que Madagascar ce n’est pas que ça.

Le public yonnais est il réceptif  à votre message ?

Oui. Au départ, il y a dix ans, j’avais un public plus large car je partais en "tournée" dans toute la région Pays de La Loire. De 2004 à 2006, je me  suis produite un peu partout pour me faire connaitre. J’avais un groupe de quatre musiciens et trois choristes. Maintenant, les choses ont changé car je n’ai plus de musicien. Je me produis en solo et j’ai du mal à organiser des concerts. Avec un public plus modeste, j’essaie de faire un concert une fois par an. Les personnes qui connaissent mon magasin savent aussi que je suis chanteuse puisque je vends mon album ici. Dans cette boutique, il n’y a que des produits à l’effigie de Madagascar : mon message est donc évident et plus facile à faire passer.

Comment faîtes-vous connaître votre univers ?

Plusieurs associations de quartier et autres m’invitent à interpréter quelques titres de mon album lors de soirées dansantes par exemple. Une soirée karaoké dansante  le 1er novembre à la Maison de quartier des Pyramides. L'occasion rêvée pour Les Yonnais de découvrir la culture malgagache notamment à travers sa cuisine.

Album en vente au magasin Chez Tinassou à 10 €.  Découvrez ici le titre "Anatra" extrait de l'album Mon pays Gasikara.

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