Cancer du col de l'utérus : 10e semaine européenne de prévention

Du 25 au 29 janvier, toute l'Europe se mobilise contre le cancer du col de l'utérus. C'est le 2e cancer féminin le plus fréquent chez les Françaises de moins de 45 ans. Or, avec un dépistage précoce, ce cancer à évolution lente se soigne très bien. Mais 4 femmes sur 10 sont peu ou pas dépistées. Les acteurs vendéens de lutte contre le cancer se mobilisent donc pour vous sensibiliser.

Qui se mobilise ?

Le Centre de Coordination en Cancérologie de Vendée (3C)et le Comité départemental de la Ligue contre le cancer et le Centre fédératif de Prévention et de Dépistage  (CFPD).  Toutes les  actions yonnaises en bas de l'article.

Le programme

  • Deux stands d'information.  Au CHD :  toute la semaine dans le hall,  de 12h à 17h, pour répondre aux questions du public et sensibiliser au dépistage et à la vaccination. A L a clinique Saint-Charles le lundi 25 janvier de 12h à 17h.  
  • Des frottis.  Les gynécologues du département s’associent à cette manifestation et proposent de réaliser des frottis de dépistagepour les patientes qui le souhaitent et qui n’ont habituellement pas accès au dépistage. Sur RDV   à la clinique Saint-Charles le lundi 25 janvier et au CHD du lundi 25 au vendredi. Les rendez-vous sont à prendre auprès du 3C au 02.51.44.65.01.
  • Des Quizz . Toute la semaine, le public aura la possibilité de répondre à un quizz portant sur la prévention et le dépistage du cancer du col de l’utérus et de tenter de remporter un soin du visage à l’institut Mademoiselle L. de La Roche sur Yon.

En fait, c'est quoi le cancer du col de l'utérus ?

Les cancers du col de l’utérus sont principalement provoqués par des virus de la famille des papillomavirus humains (HPV) ; ces virus se transmettent par voie sexuelle. En général, le corps parvient à les éliminer mais, dans certains  cas, ces infections peuvent persister et provoquer des lésions au niveau du col de l’utérus, susceptibles d’évoluer à terme vers un cancer.

Quelques chiffres

  • 2ème cancer féminin dans le monde.
  • En France : chaque année, environ 3000 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus sont détectés et  1000 femmes décèdent des suites de cette maladie .
  • C'est ainsi le 11e cancer le plus fréquent chez la femme en métropole et le 2e chez la femme jeune avant 45 ans.
  • Il s’agit d’un cancer de pronostic intermédiaire, avec un taux de survie relative à 5 ans estimé à 70%.
  • Cependant, détecté à un stade précoce, ce cancer à évolution lente dispose d'un très bon pronostic avec un taux de survie relative à 5 ans de 91,5% à un stade local de la maladie.

D’où la nécessité d’une détection précoce des lésions. Le cancer du col de l’utérus est donc un cancer évitable, notamment grâce à la prévention et au dépistage (frottis et vaccination). 

Or, en France,  4 femmes sur 10 sont peu ou pas dépistées.

Les moyens pour agir

  • Le frottis  Avec une évolution lente, le cancer du col de l’utérus est un candidat idéal au dépistage. Le frottis cervico-utérin permet de détecter des lésions précancéreuses et cancéreuses du col et de pouvoir ainsi  mieux soigner ce cancer, voire de prévenir son apparition.  Le frottis est recommandé chez toutes les femmes de 25 à 65 ans , vaccinées ou non, tous les 3 ans après 2 frottis normaux effectués à 1 an d’intervalle. Il ne doit pas s’arrêter à la ménopause, en raison de l’évolution lente decertaines anomalies.

Si toutes les femmes de 25 à 65 ans étaient dépistées, 70% à 90% des cancers du col de l’utérus pourraient être évités.

  • La vaccination des jeunes filles contre certains papillomavirus humains (HPV), à l’origine des lésions précancéreuses et cancéreuses du col de l’utérus est un moyen complémentaire de prévention recommandé chez les filles entre 11 et 14 ans . Elle doit être réalisée avant le début de la vie sexuelle, pour les protéger avant qu’elles ne soient exposées au risque d’infection. La vaccination peut également être proposée en rattrapage aux jeunes filles jusqu’à l’âge de 19 ans révolus.

En 2011, en France  environ 39% des jeunes filles de 17 ans seulement étaient vaccinées contre cette maladie. Un taux très en-dessous des taux des autres pays européens.  Si ce taux était supérieur à 80%, ce cancer diminuerait  de 50 à 75% .

Vos contacts

  • Le centre de coordination Vendéen en Cancérologie (3C) :  Nathalie Turpin-Bodin, CHD, 02 51 44 60 37.
  • Le Comité Départemental de la Ligue contre le cancer :  CHD, Bâtiment Direction générale, 02 51 44 63 28, cd85@ligue-cancer.net
  • Le centre de prévention et de Dépistage (CFPD) et notamment le Centre de vaccinations et centre de dépistage des infections sexuellement transmissibles :  Docteur Isabella Lorenta, Maison de la Santé, CHD : cfpf@chd-vendee.fr

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